Qui est Georges Procrastin ?

Un incurable romantique. Doublé d’un idiot. Figure-toi que ce petit prétentieux se prend pour un écrivain. Comme si ça ne suffisait pas, il veut partager son ambition mégalomane de petit gratte-papier avec toi.

Un conseil : ne fais pas comme ce redoutable corniaud.

Ne commence pas à te prendre pour un écrivain. Offre-toi un double cheese burger au centre commercial. Fais tourner une lessive. Je sais pas. C’est absurde, cette histoire de roman. Ça commence souvent pour de mauvaises raisons, un roman.

La mauvaise raison de Georges Procrastin ?

Élisabeth Badam, son ex, l’opticienne. C’est à Lisa Badam qu’il doit cette idée idiote d’écrire un roman. Vu qu’elle était fan de son écriture, elle va peut-être revenir, si il pond ce roman, se dit Georges Procrastin.

L’idiot.

C’est ça, sa mauvaise raison personnelle : une femme. Pire encore, pour enfoncer le clou de sa bêtise, cet écrivain imaginaire a reçu un mail ce matin :

« Cher Monsieur Procrastin, Blabla, votre nouvelle Raclette entre amis, Blabla, style fabuleux, blabla, du pur génie, blabla, nous avons le plaisir cordial de vous proposer de la faire figurer dans notre recueil dédié aux sports d’hiver, Aventures Savoyardes, aux éditions Tartiflette… à quand votre roman ? »

C’est ça, sa deuxième mauvaise raison d’écrire un roman.

Georges Procrastin, après plusieurs concours de nouvelle remportés, va en publier une dans un bouquin chez un éditeur. Avec un vrai contrat d’auteur et tout. Alors, il se dit que ce serait bien d’écrire un roman. Histoire d’enfoncer le clou. Histoire que Lisa revienne. Voilà. Il se prend pour un écrivain. Il est con, Georges Procrastin. Même sa mère l’avait mis en garde.

Ne fais pas comme lui.

Je t’aurais prévenu.

On n’écrit pas un roman sans casser des œufs.

J’espère que tu sais battre une omelette. Parce que, demain, on pond un roman.

Bienvenue à toi.